Je serai encore capable de pleurer que des larmes couleraient à flots sur mon visage...
Comment n'ai-je put le voir plus tôt? Trop de choses dans ma tête pour que je puisse regarder les autres. Enfin le regarder lui, et pourtant c'est à lui que devrai s'adresser les plus présents de
mes regards, mon inquiétude et mon affection. Trop déboussolée, trop dispersée, je n'ai pas vu ce que je découvre peu à peu à présent.
Pourtant à l'époque de leur rencontre tout se passait bien entre lui et moi, enfin le pensais-je. Un mois d'absence est-ce si long? J'étais pourtant rentrée, à plusieurs reprises, exprès pour
lui...
Je me souviens maintenant comment il me parla d'elle, de cette soirée, de ce canapé où ils avaient flirté. Bien sur il ne m'avait parlé que de flirt, de regards, que ça lui avait fait du bien
surtout que l'un comme l'autre engagés, ça ne pouvait aller plus loin. Il a omis les baisers, les caresses empressées, et ce désir pour cette fille. Je me souviens de sa distance quand il revint,
malade me dit il, resta-il chez lui durant ces jours pour ce remettre de cette rencontre, pour m'affronter, et supporter à nouveau...
Cette relation c'est instauré dans le temps, ce qui ne dura qu'un soir selon ses mots, dure encore. Comment dois-je le prendre, surtout
maintenant, après cette nouvelle et ce qui se
développe en moi aujourd'hui. Il me soutient bien sur, mais que lui dit-il durant ces heures qu'il passe à parler avec elle alors que je suis dans la même pièce? J'ai peur que dégouté il ne se
tourne vers elle, vers cette fille à qui il confie ce qu'il ne me dit pas. J'ai peur que ce mal qui grandit en moi ne l'effraie au point qu'il s'éloigne, pour aller vers elle...
Mais pourquoi m'avoir dit que j'étais la seule avec qui il parlait ainsi? Pourquoi le répéter alors qu'à chaque je ne demande rien? Pour me rassurer? Se déculpabiliser de ce que je ne suis pas
censé pouvoir savoir? Il aura sous-estimé ma capacité d'analyse et de recoupement d'information... Il aurait du faire plus attention aux informations qu'il laissait traîner...
Je ne suis pas tant jalouse, ne l'étais pas à l'époque, et pourtant déjà je me souviens de cette petite épine qui était venue se planter
là. A l'heure actuelle, certains me diront que je
suis mal placée pour me plaindre ou lui reprocher quoi que ce soit. Mais comment prendre le fait que ce soir là il soit allé à cette soirée avec des capotes sur lui! Cette fille il l'a voulu, et de
ce que j'en comprend à présent, bien plus que moi.
Je comprends mieux cette hésitation, ces mots d'amour qui sonnaient faux. Et maintenant? ils ont sincères je le sais, mais j'ai cette blessure toute vive au fond du coeur. Ma féminité a prit un
bien grand coup ces derniers jours, entre ma santé, et cette nouvelle.
Ce n'est pas qu'une question d'amour propre, bien sur je suis fière, et cette blessure touche à ma fierté. Mais je me rend compte que c'est moi toute entière qui suis touchée par cette nouvelle, je
l'aime et j'ai encore plus peur de le perdre à présent. Je ne supporte pas qu'il puisse entretenir une telle relation avec elle... qu'il puisse avoir plus confiance en elle qu'en moi. J'en suis
malade, malade de savoir qu'il puisse désirer plus ardemment une autre que moi. Ses gestes sont-ils faux? Ses attentions sont-elles en réalité destinée à une autre? J'ai cru en ses mots en ses
gestes bien plus qu'en ceux d'autres avant lui. Il est le premier que j'ai put aimer à ce point, et je commence à comprendre à quel point je l'aime alors que cette nouvelle fit son chemin dans mon
esprit, et que cette blessure suit son cours jusqu'à mon coeur.
J'ai mal, mal qu'il est put me cacher tant de chose... Les grandes leçons de morale ne sont pas forcément faites par ceux qui sont les plus innocents. J'aurais dût le savoir. Je ne peux lui
reprocher pourtant, fut un temps moi aussi je lui cachais des choses.
Pourtant j'ai mal, d'autant plus mal, que le temps passant je suis à nouveau toute à lui. Que vais-je faire à présent? Que se passera-t-il quand il la reverra? Car elle compte venir, rien que pour
le voir, touchée par cet élan de confiance qu'il lui voue.
J'ai si peur de le perdre, que dois-je penser de ses mots? Et si il me les disait pour autant se rassurer que me rassurer? Il est humain, et je sais que dans mon état il ne voudra pas me blesser,
ou me déstabiliser plus que je ne le suis... Mais si à force il ne restait avec moi que par considération? Je n'aurai pas dut tant me reposer sur lui, et prendre plus soin de lui. Lui aussi est
fragile, et ce n'est pas parce que je me repose pour la première fois à ce point sur quelqu'un, que j'aurai dut le négliger.
Savoir que cela dure depuis 6 mois, me rend malade, je tourne dns ma tête toutes les conversations que nous avons put avoir, tout ce qu'il a put me dire, et peu à peu je fais des lien que je
n'avais pas vu, des traits d'humour prennent un sens nouveau...
Je suis triste, j'aimerai pleurer, lui en parler... Pourtant je ne peux pas, je devrais lui dire comment ces doutes sont devenues certitudes... Et il m'en voudrait, à m'en haïr...
Et moi je l'aime